L’ancienne prison de Rennes
La prison Jacques Cartier
Je suis sorti de prison en septembre 2025. J’étais d’autant plus content que je n’avais pas pu y entrer l’année précédente pour cause de manque de places. Il faut dire que beaucoup de monde saisit l’occasion des journées du patrimoine pour s’inscrire longtemps à l’avance. Alors cette année-là, je me suis inscrit dès l’ouverture des réservations. 😉
Rassurez-vous, l’ancienne prison Jacques Cartier construite entre 1898 et 1903 n’est plus en activité depuis 2010. À cette date, tous les détenus ont été transférés dans une nouvelle prison ultra-moderne, située hors de la ville.
À l’époque de sa construction, la « nouvelle » prison Jacques Cartier était en pleine campagne. Avec l’extension de la ville, elle est maintenant entourée de logements.


La prison Jacques Cartier comptait 238 cellules jusqu’en 1971, puis 326 cellules avec la construction de l’extension que l’on voit au fond (bâtiment blanc de 5 étages). Depuis la rue, on ne voit pas grand chose à cause du mur d’enceinte de 6 mètres de haut.
J’arrive enfin à pénétrer à l’intérieur de l’enceinte le 20 septembre 2025. Contrairement à beaucoup, je sais que je ne vais pas y passer la nuit, donc ça va. 🙂
120 ans après sa construction, le bâtiment est toujours dans son jus architectural.
Après la visite des pièces où l’on recevait les détenus, on arrive à la rotonde centrale, surmontée d’une coupole.
(Comme d’habitude, cliquez sur les photos pour les voir avec une meilleure qualité)
La coupole présente un graphisme intéressant.
Depuis la rotonde centrale, on accède aux corridors ouest et sud (celui de l’est n’était pas ouvert au public). Et là… c’est le choc visuel ! On se croirait au cinéma. Ou plutôt on se rend compte que les films sur l’univers carcéral n’exagéraient pas du tout l’horreur des lieux.
Certes, c’était une prison départementale qui n’accueillait pas les condamnés à de longues peines. Ici, les détenus étaient en attente de leur procès ou en transit. Mais quand-même, quel avant-goût !
Les cellules mesurent 9 m² et sont équipées de WC.
Au bout du corridor sud, on arrive dans un bâtiment construit dans les années 1970.
Dans la cour de la prison, les transats étaient installés pour les journées du patrimoine. N’imaginez pas que les détenus pouvaient en bénéficier.
Dans cette même cour, une fresque était peinte avec un texte pessimiste… et une faute.
En 2021, le bâtiment est acquis par Rennes Métropole qui souhaite le rénover et en faire un lieu culturel.
Une vidéo de 4’40 min pour compléter la visite :
Profitez bien de votre liberté !



















Top reportage merci du partage
Bonne soirée
Intéressant mais émouvant, émouvant mais effrayant, effrayant mais peut-être nécessaire … je n’avais jamais vu l’intérieur d’une prison (hors cinéma) … je sors quelque peu perturbé de ce reportage, mais je te remercie très sincèrement de l’avoir publié.
The closest I came to prison was boarding school which was bad enough! i have a horror of being incarcerated in any facility, let alone a prison. If people break the lawn and commit anti-social acts, perhaps they deserve to suffer, but people end up in those places who are falsely accused or political detainees. And who is to say how much punishment is enough? There is a large, now closed prison not far from where I live. Passing by and through the local community is sobering. Your photos paint a similar picture.
That’s a real social subject, and you’re right to bring it up.
When a criminal is dangerous, what is the alternative to prison ? What can we say to the victims’ families ?
These are difficult questions…
Impressionnante visite, mais très intéressante. J’apprécie ce genre de démarche pour les visites du patrimoine.
C’est rassurant de savoir qu’on ne reste pas dormir là, à l’issue de ce parcours.
Qui ne trouve pas cette visite flippante, avec ces grilles, ces barbelés, ces hauts murs…et ces minuscules cellules ? Mais cela permet de se faire une (ou des) idée(s) sur la vie de ces gens, qu’ils soient prisonniers ou personnel de surveillance.
Il y a un détail qui m’interpelle, c’est le nom de la prison. Jacques Cartier représente pour moi les voyages, les découvertes, une sorte de liberté. Or ici, c’est une prison, lieu d’enfermement plus ou moins long…
D’un autre côté, quel nom choisir pour une prison ? C’est un dilemme !
Bon long week-end Philippe !☀️
À l’origine, on l’appelait « la nouvelle prison » car elle en remplaçait d’autres qui étaient trop vétustes, trop petites et trop en centre-ville. Tout est relatif…
Le nom actuel vient du boulevard Jacques Cartier où elle est située. Boulevard qui n’existait pas à l’époque de sa construction, puisqu’elle était en pleine campagne.
Je te souhaite aussi un bon weekend, Évelyne.
Trés impressionnant cette visite de prison, voire un peu angoissant. Merci pour ce reportage Filimages. Bon week-end.
Oui, ce sont surtout les corridors qui sont impressionnants. Quand on pense que des gens ont réellement « vécu » là…
C’est paradoxal mais je trouve ça à la fois inquiétant et émouvant.
Quand on pénètre dans ces lieux, on ne peut s’empêcher de se mettre à la place de ceux qui y ont passé un certain temps. Donc oui, il y a un mélange d’inquiétude et d’émotions diverses.
Another one interesting trip, my dear friend, accompanied by your excellent photo shots. I can say that I felt a little bit …fear walking in the prison.
In any case, we thank you, Phil for your trips in historical and interesting places.
Bon week-end, mon ami.
Indeed, one can well imagine the terror felt by a prisoner spending their first night in this place.
Just seeing it puts me off committing any kind of offence whatsoever !
Bon weekend à toi aussi, Giannis.